
Billet du 05 Decembre 2025

Artiste: TV On The Radio
Titre: Staring At The Sun
Style: Rock Indé, Rock Psychédelique, Experimental
Label: 4AD et Touch And Go Records / 2004
Gros titre sorti sur l’album moyennasse Desperate Youth, Blood Thirsty Babes, mais alors ce titre là mes amis il aura eu un impact important!
TV On the Radio j’ai toujours eu un mal fou à classé correctement ce groupe, le mélange de sonorité et d’influences est assez important (jazz, soul, rock psychédélique, rock indé, post punk, des touches électro….) ce qui a toujours rendu leurs albums particulièrement déséquilibré et indécis, j’aime à dire que c’est la marque dans le talent de l’avant gardisme si et uniquement quand nous avons face à nous des musiciens qui ont la vision nécessaire combiné au génie de chacun,
Les 3 membres qui ont conçu l’album ont très distinctement quelques choses de plus qui transpire dans la volonté du groupe d’être dans la différence et la recherche sonore, Dave Andrew Sitek qui est à mon sens le chef d’orchestre multi instrumentiste est le moteur du groupe pour trouver les phases et Tune Adebimpe le chanteur façonne avec son timbre de voix mélancolique et puissant cette volonté, mais, le 3eme membre à la guitare et en second vocal Kyp Malone à donner la forme qu’il manquait aux 2 caractère extrêmement fort de Sitek et Adebimpe, je suis persuadé qu’il a réussi à donner l’équilibre dont le groupe avait besoin pour l’identité abstraite certes que produisait ce groupe qui est très franchement hors normes dans la qualité du son et les idées transposés comme sur ce « Staring at The Sun »
C’est assez immédiat suite au lancement en choeur des 2 chanteurs cette intro avec la très lourde basse Fuzz qui plonge dans les profondeurs dans un frottement effréné travaillé et ces petites touches sonore à la guitare, Adebimpe lance le chant et tout s’active, ce son distordu et la gratte qui s’impose en force, cette volonté que tout prenne place, une superposition complètement déséquilibré, le chant en premier lieu qui résonne avec le timbre en complainte, on plonge vite, très vite complètement aspiré dans un vortex sonore qui pourtant est assez minimaliste, la guitare est intempestive, elle guide le titre dans l’explosivité controlé car pas de refrain! Le titre déroule tellement rapidement que l’on a pas l’impression qu’il fait 4 minutes, ça dépasse le fait que ce n’est pas commun, Adebimpe vole l’instrumentalisation en appuyant les aiguës dans le canon du chant, c’est tellement difficile de capter clairement ou ils ont voulu en venir, encore mieux, pour clouer le rythme un clap rentre dans le final en boite à rythme, ce sera reproché au groupe à l’époque de se faire l’économie d’un batteur mais ça chipote dur car le talent est là sous nos yeux
La feinte c’est que tout le titre monte progressivement dans cette ambiance distordu, le post punk est la première influence qui me vient à l’esprit mais c’est trop controlé et abrupt pour en être réduit à juste cela, le mélange dénote ou détone c’est nos ressentiment qui pilote l’écoute, pour moi cette basse qui vient taper en torsion est magique, le fond du titre est en premier plan ce qui est incompréhensible mais jouissif pour rester perdu au fond cette abysse ou le son vient de tout les cotés,
Quand au chant, cette complainte à des années lumières du larmoyant prete dans le texte à de nombreuse interpretations, on ne sais pas très bien si il parle de rupture amoureuse et de la notion de mort/renaissance, l’indice vient peut être de la phrase qui mène le texte « Staring at The Sun, Staring in The Sea » le soleil et l’eau étant source de vie, peut être un message plus positif qu’on ne croit,
Dans un titre de ce calibre il faut retenir qui finalement, dans son instrumentalisation et le chante il ne démarre jamais vraiment et ça je trouve ça dingue car tout roule mais n’à pas de déroulement clair, on est absorbé dans cette boucle qui ne donne pas de vrai fin malgré l’entrée du chant féminin pour conclure, ça tourbillonne sans jamais explosé et cette indécision fait de ce titre un grand coup technique du début des années 2000 et même bien plus que cela!
